Vers une chanson politique ?
Tendances actuelles*
Politique et chanson, chanson politique : il faut s’entendre sur les termes,
c’est-à-dire sur la méthode et la finalité de l’investigation.
Soit l’on considère le couple politique et chanson : on postule
alors qu’une chanson contient dans ses paroles des éléments
ressortissant du politique. Il s’agit de la chanson que l’on appelle
de contestation, de combat, engagée, etc.. Soit l’on considère
la chanson politique, sans conjonction de coordination ni adverbe de lieu, au
sens où la chanson en elle-même constitue un acte, une proposition
politique. Dans ce cas, on ne peut plus se contenter de rechercher dans les
paroles des éléments politiques : il faut embrasser la situation
de communication qu’est la chanson dans sa globalité. C’est-à-dire
à la fois comme une interprétation en situation, et comme une
interaction entre des artistes et des auditeurs. En ce sens je vous inviterais
à être attentifs plutôt qu’à des énoncés,
à une énonciation : plutôt qu’à ce qui est
chanté, à la façon de le chanter ; plutôt qu’à
des paroles, à leur interprétation. Dès lors il s’agit
de réintroduire l’auditeur en tant que destinataire dans la configuration
même de la chanson, car après tout si nous sommes réunis
aujourd’hui pour évoquer ces questions c’est bien en raison
des publics de la chanson. Passons sans plus attendre à l’application
de ces hypothèses.
1. Petite histoire des « lettres au président »
L’évolution que je veux donner à voir couvre quelques cinquante
années : de 1954 à 2001, de Boris Vian au rap en passant par Renaud.
Il s’agit, plus que d’une évolution, de l’instauration
d’un genre particulier dans le patrimoine de la chanson : la lettre au
président. En effet d’une part « Le Déserteur »
renoue avec une tradition chansonnière vivace tout au long du XIXème
siècle : des appels à la désertion des conscrits. D’autre
part, si l’on s’en tient à l’axe 1954-2001, la chanson
de Vian fonctionne comme un véritable modèle à partir duquel
vont s’articuler plus ou moins explicitement et librement les autres :
un modèle non au sens normatif mais au sens d’une intertextualité
– les chanteurs comme les auditeurs pensent, apprécient, etc.,
l’interprétation actuelle par rapport à cette première.
Je ne retiendrai pas pour cette intertextualité l’élément
« désertion » mais celui de lettre adressée au président
dans la mesure où, si le statut du service militaire a bien changé
pendant cette période, il reste pour autant un certain nombre de choses
à dire à son président. C’est bien là l’enjeu
du genre.
Enfin – et c’est le point fondamental – quand je parle de
lettre adressée au président il ne s’agit pas de considérer
ces chansons comme des adresses au président. Si le destinataire nommé
est bien la figure éminente de la nation française, la chanson
configure comme véritable destinataire l’ensemble des auditeurs
de la chanson, ses publics. Ce que montrent d’un côté les
réactions des institutions à la publication de la chanson de Vian
: on redoute sa diffusion, non son existence. De l’autre côté
Vian lui-même et d’emblée puisque pour lui la lecture du
président n’est que facultative (« … je vous fais une
lettre / Que vous lirez peut-être si vous avez le temps ») : il
ne lui importe pas que le président la lise mais que les auditeurs l’écoutent.
En bref, s’il existait une chose telle qu’une lettre elle serait
adressée au président ; la chanson, en tant que telle, s’adresse
à tous ceux amenés à l’entendre. Ce trait seul, cette
problématisation de l’adresse, suffit à justifier le caractère
politique ; et c’est dans ce sens qu’il faut comprendre les remarques
suivantes.
De la Désertion…
Pour ce qui est du « Déserteur » de Vian il s’agit
d’une complainte anti-militariste éditée en 1954, et malgré
les réactions que j’évoquais somme toute polie dans la forme.
La subversion tient d’une part au fait qu’il ne s’agit pas
d’une supplique, d’une lettre qui vise à obtenir quelque
chose de son destinataire mais qui le met au contraire face à un fait
accompli et assumé (« Ma décision est prise : je m’en
vais déserter »). D’autre part à l’appel final
à la désobéissance civile dans le contexte de fin de guerre
d’Indochine et début de guerre d’Algérie, et cela
permet de bien comprendre en quoi le destinataire véritable rassemble
tous les auditeurs puisque ce qu’il décrit dans sa lettre pouvoir
faire dans un futur indéterminé, il l’actualise par la chanson
(« Je mendierai ma vie sur les routes de France / De Bretagne en Provence
et je dirai aux gens / ‘Refusez d’obéir, refusez de la faire…
»). Chaque audition de la chanson réalise l’appel que la
lettre ne faisait que rapporter pour un futur. La subversion tient enfin à
la provocation violente qui conclut la lettre : « S’il faut donner
son sang allez donner le vôtre / Vous êtes bon apôtre Monsieur
le Président ». Pour ce qui est de l’énonciation remarquons
une hypercorrection langagière polie voire respectueuse pour un personnage
qui semble tout droit sorti du bon peuple : aucune syllabe n’est avalée,
aucun accent ne vient altérer la compréhension, etc.. Elle s’accompagne
d’un ton qu’on dira plaintif, en congruence avec l’ethos de
la chanson, une complainte. Une rupture opère au moment de la provocation
finale : Vian semble alors enfin trouver une certaine hardiesse pour s’adresser
à ce président mais elle est immédiatement annihilée
par la chute énoncée au paroxysme de la plainte langoureuse :
« Si vous me poursuivez prévenez vos gendarmes / Que je n’aurai
pas d’armes et qu’ils pourront tirer ». Cette chute à
la fois préfigure les réactions des institutions et en ajoute
aux énoncés dans le domaine de la provocation puisqu’elle
tient lieu de discours sur la chanson elle-même ; on peut la reformuler
ainsi : « Je ne saurai moi qui ne suis qu’une simple gens vous toucher
ni vous gêner, d’autant plus avec cette chose de peu de poids qu’est
la chanson. En tous cas c’est vous qui auriez le dernier mot ; alors soyez
indulgent envers moi et ma petite œuvre ».
Passons à Renaud. La chanson qu’il a proposée en 1983, également
intitulée le « Déserteur », opère principalement
un changement de registre de langue (« Monsieur le Président je
vous fais une bafouille / Que vous lirez sûr’ment si vous avez des
couilles ») et par là de mode d’adresse au président
qui se trouve vite tutoyé. Il s’agit toujours d’une complainte
anti-militariste, à présent teintée d’un hédonisme
post-soixante-huitard à base de chèvres, de quelque vieille ferme
en Ardèche et d’herbe magique. Et plutôt que strictement
anti-militariste, disons anti-institutionnelle (« Le travail c’est
pas pour nous »). Du côté de l’énonciation on
notera un ton faussement naïf et simpliste (« Y sont nuls y sont
moches et pis y sont teigneux ») : une insouciance juvénile je-m’en-foutiste
et rigolarde, contrastant avec l’hypercorrection respectueuse de Vian.
Ici on se moque allègrement des formes : on donne une tape amicale sur
l’épaule du président, on l’invite même à
venir manger quelques nouilles et fumer un pétard – il faut certes
se rappeler qu’on avait changé de président en 1981. Cette
insouciance poursuit en l’explicitant la dimension de contestation, mais
conduit aussi à une forme de dépolitisation qui se lit dans la
proposition faite par la chanson : une simple demande d’existence et de
reconnaissance pour lui et les siens, désengagée du bien commun
(« Alors me gonfle pas ni moi ni tous mes potes […] / T’as
plus qu’à pas t’en faire et construire tranquillos / Tes
centrales nucléaires, tes sous-marins craignos »).
… A la lettre au président
Pour ce qui est du rap retenons à titre plus qu’anecdotique un
premier titre de Lionel D, « Monsieur le Président » daté
de 1990. A priori anecdotique puisqu’il s’agit d’une simple
contestation. Son seul but consiste à donner à connaître
au président l’état désastreux du monde afin qu’il
en prenne bonne note et cherche à y remédier : « Monsieur
le Président je m’adresse à vous / Lettre ouverte dans ce
monde de fous / Je vis je rappe ce monde à chaque seconde / Je vois toute
cette humanité que l’inconscience inonde ». Cela dit, plus
qu’anecdotique quand même dans la mesure où il s’agit
du premier album de rap français : y inclure un tel titre revient à
se positionner autrement que comme simple adaptateur d’une musique née
dans le Bronx. Cela inscrit le rap dans la continuation d’une certaine
tradition de la chanson française.
Avec la « Lettre au président » de Fabe parue en 1997 on
retrouve la tension complainte / provocation présente chez Vian ; plus
que provocation ici, une véritable menace. Le morceau se déroule
dans une ambiance sombre, inquiétante par moments. Il est tout entier
construit autour d’un premier terme d’une proposition dont on attend
sans cesse la continuation logique, qui n’interviendra qu’à
la chute. Dès les premiers vers « Tu peux m’épier
conspirer pire / Espérer voire me virer tirer […] », et jusqu’à
la fin l’auditeur attend ce « mais tu ne peux pas… »
ou « mais moi, je peux / mais nous, nous pouvons… » qui devrait
s’ensuivre mais qui est sans cesse repoussé, ou à peine
évoqué. Cette menace attendue finit par tomber sur la chute :
« Si tu nous rates on t’rat’ra pas : protège ton dos
». En termes d’énonciation il faut entendre tous les «
tu peux », pleins d’une forme d’impuissance vis-à-vis
de ceux qui détiennent le pouvoir – c’est le côté
complainte résignée –, et en même temps porteurs de
cette menace latente et omniprésente, visant à un changement de
situation. Menace qui est actualisée de manière violente et glaciale,
dénuée de toute émotion : pas la moindre marque intonative
de contentement, simplement la transformation de l’impuissance en un passage
à l’acte désabusé. Enfin par ce procédé
de la remise à plus tard de la continuation de la proposition, Fabe inscrit
bien l’auditeur comme destinataire : ce n’est pas en effet le président
qu’il fait attendre mais bien l’auditeur qu’il oblige ainsi
à l’attention à sa chanson jusqu’au vers final.
Dernier épisode en date, un rap de 2001 de Salif : « Notre vie
s’résume une seule phrase (Street is watching) ». L’incipit
reprend la tradition abandonnée par Fabe : « Pour parler au président
pas b’soin de faire de lett’ / Si j’puis me per-e-mett’
qu’il aille se faire mett’ ». Cela donne bien la mesure de
ce qui va suivre : une oscillation entre une hypercorrection de forme («
puis », subjonctif, etc.) et une énonciation totalement libérée,
avalant le plus de syllabes possible, insultante d’emblée. Cette
oscillation figure à sa manière la tension complainte / menace.
La chanson décrit la vie quotidienne dans les grands ensembles urbains
; on pourrait d’ailleurs, à en rester aux paroles, y voir à
nouveau une politique de la reconnaissance comme pour Renaud. Mais l’énonciation
fournit d’autres pistes : notamment l’amplification du ton désabusé
de Fabe. Bel et bien désabusé, bel et bien amplifié ; pour
preuve le constat amer s’accompagne cette fois d’une politique fiction
qui prend les traits d’une émeute doublée de l’assassinat
du président. Cela ne constitue pas pour autant un appel à l’action
car la réalité reprend le dessus immédiatement : «
Agir d’cette façon nous dégoûte / […] Y a mort
d’un président et l’aut’ résident derrière
l’imite ». Cette fois la désillusion est totale et l’impuissance
à changer quoi que ce soit omniprésente. Fin de la politique alors
puisqu’aucune action ne saurait être envisageable ?
Il ne faut pour autant pas oublier l’épilogue qui se construit
sous forme de saynète dialoguée et parlée, entamée
à partir d’une parole de Salif attribuée au président,
parlant des jeunes de ces banlieues : « ‘on les a p’tet’
baisés’ ». Alors un homme intervient : « [l’homme]
_ P’tet’ baisés ? [Salif] _ Ben ouais [l’homme] _ Comment
ça ‘p’tet’’ ? Mais y nous ont baisés mon
pote […] [Salif] _ Mais qu’est-ce que j’viens d’dire
là ? C’est la même chose ! [l’homme] _ Eh ouais mon
pote ça chang’ra pas ». Laissons de côté le
contenu, reste l’actualisation de ce dialogue : l’expérience
en elle-même qui semble en appeler d’autres, identiques. Comme tout
à l’heure l’énonciation constitue un discours sur
la chanson, cette fois adressé à l’auditeur et qui institue
la chanson en chanson politique ; reformulé cela pourrait donner ceci
: « Parlons-nous, peut-être alors serons-nous moins impuissants
». Que conclure de ce parcours, pour l’instant à l’état
de simple constat empirique ? Un même cadre général ; une
intertextualité évidente ; par l’énonciation des
modes différents d’adresse au destinataire en dernière instance,
tout un chacun, qui fluctuent de l’appel initial à la désobéissance
civile à l’autre appel de Salif : la mise en commun de la parole
– des expériences de dialogues afin de pouvoir agir sur ce monde.
2. Comment Zebda entra en politique
On ne quitte pas l’évocation par l’énonciation de
la mise en commun de la parole avec le groupe Zebda, dont certains des membres
faisaient partie de la liste « Motivé-e-s » présentée
aux élections municipales de Toulouse en 2001. Si les paroles des chansons
– de contestation, certes – n’offrent guère de prise
probante pour préfigurer le programme de la liste, le détour par
l’énonciation permet de se replonger à profit dans le répertoire
du groupe : pour y chercher une attitude politique et montrer en quoi cette
attitude est loin d’entrer en contradiction avec ce programme. Au niveau
de celui-ci on peut dégager deux caractéristiques prédominantes
à l’intérieur du cadre d’un processus démocratique
et participatif d’élaboration. La première est extraite
des paroles des candidats : le projet d’une prise de parole de la part
des citoyens, et l’ambition à partir de là de formuler une
parole collective, c’est-à-dire un programme. Les étapes
du processus sont bien décrites par cette expression d’un candidat
: « ça se réapproprie de la parole, de l’écoute,
ça génère du sens », c’est-à-dire on
parle, on écoute, on construit ensemble un programme. Deuxième
caractéristique provenant du texte fondateur de la liste : une exigence
d’égalité. « La composition de la liste doit adopter
comme principe de refléter notre diversité […]. Les quatre
premiers de la liste doivent être choisis sur la base de ces principes
et bien sûr de la parité femme / homme ». Egalité
: chaque tendance du mouvement doit être représentée ; exigence
: si cette égalité n’émerge pas spontanément
elle devra être imposée.
Du côté de Zebda si toutes les paroles du groupe sont écrites
depuis son début par la même personne, Magyd Cherfi, il n’en
est pas de même de la distribution des voix à l’intérieur
de chaque chanson. Dans le premier album (L’arène des humeurs,
1992) Magyd chante sur tous les treize titres. Dans trois on peut distinguer
les voix de Hakim et Mustapha Amokrane qui y prennent en charge les paroles
au même titre que Magyd ; dans les neuf autres leurs voix sont fondues
pour former un chorus. Dans le deuxième (Le bruit et l’odeur, 1995,
seize chansons), le partage à trois voix distinctes se réalise
sur cinq titres ; enfin la voix de Magyd est absente sur une chanson au profit
des deux autres. Dans le troisième (Essence ordinaire, 1998, treize chansons),
le partage concerne six titres, Mustapha et Hakim se chargent ensemble de deux
chansons. Dans le dernier (Utopie d’occase, 2002, quatorze chansons),
dix chansons partagées à trois ; chaque voix se réserve
seule une chanson ; la dernière est partagée entre Magyd et Mustapha.
Ce simple constat permet de remarquer une même direction entre le programme
des « Motivé-e-s » et l’évolution du groupe
: une parole de plus en plus collective et non plus exclusivement centrée
sur son auteur Magyd dans la mesure où d’autres voix viennent la
prendre en charge et où les chansons partagées sont de plus en
plus nombreuses (environ, de 23% à 71%) ; corrélativement l’application
de plus en plus marquée de l’exigence d’égalité,
avec l’apparition de chansons où Magyd ne chante pas jusqu’à
parvenir à deux chansons où Mustapha et Hakim chantent chacun
en solo. Il semble donc bien qu’un lien existe entre programme et répertoire
du groupe par la médiation de l’énonciation.
3. L’exemple des Fabulous Trobadors
Un dernier exemple pour clore ce propos, celui des Fabulous Trobadors, non tant
en raison de leur présence ce soir que parce qu’ils sont certainement
un des seuls groupes à déclarer ouvertement faire de la politique
en chanson, en tous cas à ne pas différencier leur œuvre
artistique de leur engagement politique. Je ne considérerai qu’une
de leurs chansons (« Cançon de la Prima – aici sem »),
qui peut paraître a priori la moins politique de leur répertoire.
En effet un chœur d’enfants chante un refrain en plusieurs langues
; entre chaque refrain huit phrases chantées dans une langue et par une
personne chaque fois différentes (arabe, polonais, brésilien,
indonésien, etc.) ; le tout dans le cadre d’une musique composée
d’un accordéon et de tambourins. Si le refrain malgré sa
pluralité linguistique prône assez clairement l’égalité
des langues et celle des êtres humains, les phrases intercalées
demandent cette fois de sérieuses compétences. Mais cela n’importe
guère en fin de compte de les comprendre puisque trop peu de personnes
y parviendraient. Conséquence logique et attendue, tout tient dans leur
énonciation : l’essentiel ne provient pas de leur sens mais de
leur seule existence dans cette chanson-là, de leur profération.
Quelle valeur dès lors attribuer à la présence de ces énonciations
? Les liens avec les productions habituelles du groupe basées sur une
forme de décentralisation culturelle (un multiculturalisme égalitaire),
et avec le refrain dont on comprenait sans peine le sens, sont évidents.
Il s’agit bien du même projet politique ici et là ; à
la différence près que là il est signifié par des
énoncés explicites, ici par une seule énonciation. Ce que
je veux dire c’est qu’ici, en appliquant en chanson leur intention
politique plutôt qu’en l’énonçant, ils donnent
forme à une chanson politique : une chanson qui fait être un vivre
ensemble plutôt qu’elle ne dit comment il pourrait être au
conditionnel. Voilà en quoi une chanson qui ne dit rien de significatif
ou presque peut être au moins tout autant politique qu’une chanson
qui énonce une thèse politique. J’espère que ces
quelques exemples rudimentaires auront réussi à le montrer.
Bibliographie indicative :
Pascal BOYER, Barricades mystérieuses et pièges à pensée,
1988, Nanterre, Société d’ethnologie.
Jacques CHEYRONNAUD, Musique, politique, religion. De quelques menus objets
de culture, 2002, Paris, L’harmattan.
Anthony PECQUEUX, « Common partitions : musical commonplaces » in
Alain-Philippe DURAND (ed.), Black blanc beur : rap music and hip-hop culture
in the francophone world, 2002, Lanham (Maryland), Scarecrow press, pp. 33-44.
« Indifférence, attention, latéralité. Ethnographie
d’un concert de rap » in Marion CARREL, Juan-Carlos FERRERO, Alicia
MARQUEZ (éds.), Les formes d’espace public, usages et limites de
la notion en sciences sociales, 2003 [à paraître], Paris, L’harmattan,
pp. 313-331.
Discographie :
FABE, « Lettre au président », Le fond et la forme, 1997,
H-H productions.
FABULOUS TROBADORS, « Cançon de la prima – aici sem »,
On the linha imaginot, 1999.
LIONEL D, « Monsieur le président », Y’a pas de problème,
1990, CBS.
RENAUD, « Déserteur », Morgane de toi, 1983.
SALIF, « Notre vie s’résume en une seule phrase (Street is
watching) », Tous ensemble chacun pour soi, 2001, IV My People.
Boris VIAN « Le déserteur », 1954.
ZEBDA, L’arène des humeurs, 1992, Barclay.
ZEBDA, Le bruit et l’odeur, 1995, Barclay.
ZEBDA, Essence ordinaire, 1998, Barclay.
ZEBDA, Utopie d’occase, 2002, Barclay.