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Peuples, Musiques, Cinémas 2003

 

 

Mercredi 12 novembre

 

16h30 Programme courts métrages

 

Mwe Bana Bandi

Kristiina Tuura & Païvi Takal

1988. Zambie. 29 min. Couleurs. Vidéo. Version originale.

Mwe Bana Bandi est un documentaire musical sur les chansons et danses des enfants dans un village de Zambie. Mwe Bana Bandi signifie Vous mes enfants, Enoc Mpala et Morris Chuundu, deux écoliers que nous suivons un jour comme les autres pendant la saison des moissons. Jeu et travail, le tout en musique, et puis l’imagination qui donne des guitares en roseau.

 

Catfish Blues

Hoël Caoussin

Adapté du livre de Gérard Herzhaft, le film suit un jeune garçon noir qui, dans l’Amérique des années 30 rêve de devenir un grand guitariste de blues.

 

Et dessins animés musicaux

 

 

Jeudi 13 novembre

18h30 Les juifs chantent le blues

Isy Morgensztern

1997. France. 57 min. Couleurs. Vidéo.

Production SZ Productions / La Sept Arte

« Poésies ou chants populaires, les chansons juives évoquent de manière émouvante la vie de la communauté d’Europe de l’Est, ses drames et ses migrations. Comme une suite de clips, consacrés chacun à un chant et reliés entre eux par une voix off, défilent images d’archives, peintures, films amateurs. De Varsovie à New York, le Xxè siècle a vu naître ces chansons qui portent l’empreinte, un peu mélancolique d’un « Yiddishland » aujourd’hui disparu. Au-delà du documentaire musical, c’est ce rêve d’un monde passé que s’attache à susciter le film d’Isy Morgensztern. » (Hélène Lee)

 

Keep on walking

Tana Ross, Freke Vuijist

2001. États-Unis / Danemark. 52 min. Couleurs. Vidéo. Version originale non sous-titrée.

Photographie Jesper Sorensen, Vibeke Winding Production Green Room Production / Allroth Film & TV

Peut-on être juif pratiquant et chanter Jésus avec passion ? La réponse avec Joshua Nelson. Un portrait de ce jeune afro-américain juif qui dirige une congrégation musicale chrétienne, chanteur de gospel de grand talent, dans la tradition de Mahalia Jackson, et professeur d’hébreu dans une école juive. En somme un chantre du multiculturalisme qui trouve dans la musique le moyen de transcender les différences raciales et religieuses. Un film qui défie les préjugés.

 

20h30 Les virtuoses

(Brassed off)

Mark Herman

1997. Grande-Bretagne. 107 min. Couleurs. 35 mm. Version originale sous-titrée en français.

Scénario Mark Hermen Photographie Andy Collins Musique Trevor Jones et Geoff Alexander Production Channel Four Films / Miramax Films / Prominent Features Interprétation Pete Postlethwaithe, Tara Fitzerald, Ewan McGregor, Stephen Tompkinson, Jim Carter, Philip Jackson, Peter Martin

S’inscrivant dans la lignée du film social britannique, Les virtuoses aborde le problème du chômage dans les villes minières anglaises au son de la fanfare. Cela peut ne pas paraître dans le ton, mais pas plus que The Full Monty ne l’était. Pour les habitants de Grimley, la mine fait partie intégrante de la vie. Elle a fait d’eux le peuple des gueules noires, et voilà qu’aujourd’hui la direction des charbonnages leur refuse ce qui est devenu leur identité. La musique va alors devenir un instrument de lutte sociale et de cohésion entre les travailleurs, et la fanfare, une manifestation plus qu’une parade. Rendant hommage à la détermination et l’énergie des mineurs, Les virtuoses est autant une comédie qu’un film musical et social au service de l’espoir.

 

Vendredi 14 novembre

 

16h30 La Conférence

Christian Poulanges

Une conférence de Félix Castan à Bressols accompagnée musicalement par Bernard Lubat et Claude Sicre. Une musique de circonstance non connue par les société traditionnelles. Et le contenu de la conférence éclaire notre festival.

 

Mwe Bana Bandi

Kristiina Tuura & Païvi Takal

Voir la séance du mercredi 12 novembre à 16h30.

 

Série coups d'œil

 

Martin Ducros

2003. France. 10 min. Couleurs. Vidéo.

coup d'œil Bâuls

coup d'œil Chine

Coup d'œil Brésil

Coup d'œil Afrique

Coup d'œil Quartier Arnaud Bernard

Pas de parole sinon le langage de la musique. Des instantanés, pris sur le vif, à l’occasion de rencontres comme sait les organiser le hasard.

 

18h30 Balé les couleurs du divin. Madé Trip au pays des gongs

Anne Caracache, Jacques Fassola

1992. France. 58 min. Couleurs. Vidéo.

I Made Trip, un musicien virtuose du Nord de Bali, nous fait découvrir la vie des musiciens et des danseuses de sa région.

 

Série coups d’œil

Martin Ducros

Voir séance ci-avant.

 

 

20h30 Moro no Brasil (Je vis au Brésil)

(Moro no Brasil)

Mika Kaurismäki

2002. Allemagne / Brésil / Finlande. 105 min. Couleurs. 35 mm. Version originale sous-titrée en français.

Scénario Mika Kaurismäki, George Moura Photographie Jacques Cheuiche Production Magnatel Avec Margareth Menezes, Walter Alfaiate, Ivo Meirelles, Velha Guarda da Mangueira, Antônio et Gabriel Nobrega, Seu Jorge, Jackson do Pandeiro

Pour Mika Kaurismäki, le Brésil est venu comme la rencontre d’un parapluie et d’une machine à coudre sur une table de dissection, en troquant un vinyle de Deep Purple contre un disque de musique brésilienne dont il ne connaissait rien. Fortuitement. Depuis ils ne se sont plus quittés, le Brésil, le Finlandais et la samba. Moro no Brasil est l’histoire de ce trio. La traversée en long et en travers d’un vaste pays pour y chercher les racines d’une musique. La plongée avec les racines d’une musique au cœur d’un pays. Racines. Pas de meilleur mot pour ces ramifications musicales dont la diversité fait la vitalité d’un arbre où tout un chacun peut se nourrir. Alternant rigueur documentaire et quasi clips, des indiens d’Amazonie aux favelas, c’est un véritable panel de la musique brésilienne en même temps que le portrait en coupe d’une nation melting-pot que nous donne à partager ce film.

 

Samedi 15 novembre

 

14h30 Tambours battant

Izza Génini

1999. Maroc / France. 52 min. Version originale sous-titrée en français.

Photographie Jean-Jacques Mrejen Production Ohra et Muzzik

À travers les percussions omniprésentes durant la fête de Achoura, à travers le récit personnel de Izza Génini, Tambours battant interroge la place que la musique tient dans l’identification d’un être à ses origines sociales et culturelles. Par quel secret la musique – profane ou sacrée – relie-t-elle un être à son monde et parfois à lui-même ?

 

Tambours de Maranhão

(Tambores do Maranhão)

Paulo Cesar Soares

1998. Brésil. 27 min. Couleurs. Vidéo.

Les tambours ont envahi Maranhão la brésilienne. Dans toutes les rues, le village se chauffe au rythme des percussions. C’est la fête du metissage.

 

16h30 Série Coups d’œil

Martin Ducros

Voir la séance du vendredi 14 novembre à 16h30.

 

Farrebique

Georges Rouquier

1945. France. 100 min. Noir & blanc. 35 mm.

Scénario Georges Rouquier Photographie André Dantan Musique Henri Sauguet Production L’écran français / Les Films E. Lallier

Avant d’aller grimper La colline oubliée de la vie rurale algérienne, un petit détour par la campagne oubliée française de la même époque s’impose. Si vous ne connaissez pas encore, il est du salut public d’assister à cette projection, ne serait-ce que pour ne pas oublier comment se dansait la bourrée. Dépaysement garanti. Au-delà de l’anecdotique qui prend parfois des allures surréalistes pour nos jeunes yeux, le film reste un document incontournable sur les mœurs rurales d’une France qui nous paraît moyenâgeuse et qui n’a pourtant pas plus de 60 ans. Comme dans La colline oubliée, le conflit des générations, la tradition et la modernité (ici, à propos de l’électricité), tient une place importante, symptôme d’une époque de bouleversements.

 

18h30 La colline oubliée

Abderrahmane Bouguermouh

1996. France / algérie. 105 min. Couleurs. 35 mm. Version originale berbère sous-titrée en français.

Scénario Abderrahmane Bouguermouh, d’après Mouloud Mammeri Photographie Rachid Merabtine Musique Cherif Kheddam, Taos Amrouche Production CAAIC / IM Products Films / APW Tizi Ouzou Interprétation Djamila Amzaal, Mohand Chabane, Samira Atbout, Abderrahmane Kamal, Abderrahmane Debiane, Farroudja Hadjiloum

Rythmé par la musique de Cherif Kheddam et les chants magnifiques de Taos Amrouche, le film n’était sorti qu’à Paris dans trois ou quatre salles mais des échos avaient résonné dans tout l’hexagone. C’est qu’il s’agit d’un long métrage de fiction entièrement tourné en berbère dans les décors naturels de Kabylie ; fait suffisamment rare pour être souligné. Non seulement un film qui donne la parole à une langue opprimée mais surtout l’aboutissement d’une lutte de plus de quarante ans pour réaliser un projet né avec la rencontre de Mouloud Mammeri en 1957. En somme un film de combat, ou de résistance, dont l’histoire commence à l’orée de la 2nd guerre mondiale avec la mobilisation générale et le retour au village des jeunes partis étudier à Paris. L’attente de l’ordre de mobilisation, une mobilisation comme prémices d’un autre maquis à venir, une mobilisation plutôt Mac Guffin. Parce que le sujet du film porte surtout sur les problèmes liés au choc des cultures, le respect des traditions et l’attrait pour une autre culture, les anciens et les jeunes, les interdits de l’amour et les amours interdites.

 

20h30 à fleur de peau, le monde musical de Dariush Zarbafian,

Marc Oriol

2003. France. 55 min. Couleurs. Vidéo.

Entre Toulouse et Téhéran, portrait d'un homme, et voyage dans

son univers musical. Dariush Zarbafian est né à Téhéran où il a passé

sa jeunesse. Il vit à Toulouse depuis près de vingt ans. Musicien et

musicologue, il a accompli un travail sur la tradition classique

iranienne qui lui permet de proposer aujourd'hui des œuvres d'une

grande richesse, à l'image de ses pièces pour percussions seules. Nous

suivons son travail au fil des mois et des concerts, dans un rapport

étroit entre la musique et la vision de l'humanité qu'elle véhicule.

 

Bat, bi… (un, deux…)

Jean-Pierre Grasset

1998. France. 68 min. Couleurs. Vidéo.

Photographie Erick Bac Production Atlan films / Hot Session / Kultulan / Alcedo PC

Les basques restent très attachés à leur langue, une des plus anciennes et des plus énigmatiques d’Europe. Enracinée à la tradition, on la retrouve aussi dans des formes musicales plus contemporaines comme le rock ; le rock basque étant indissociable du contexte culturel et politique du Pays Basque. Profitant des déplacements en Iparralde (Pays Basque nord – France) de deux des figures de la scène rock basque, Txomin Larronde et Paxkal Indo, à la recherche de voix ou de lieux d’enregistrement, nous partons pour un voyage musical en Pays Basque. Nous y rencontrerons quelques-uns des acteurs et précurseurs de cette scène atypique.

 

Dimanche 16 novembre

14h30 Canta Angola

Ariel de Bigault

2000. France / Angola. 59 min. Couleurs. Vidéo.

Photographie Leonardo Simões Production Kanpaï productions Interprétation Carlitos Vieira Dias, Lourdes Van Dunem, Paulo Flores, Carlos Burity, Banda Maravilha

Canta Angola présente les tendances actuelles de la musique populaire en Angola. Héritiers d’une riche histoire musicale, les musiciens révèlent la singularité de leurs personnalités et de leurs talents. À partir des diverses traditions, ils créent de nouveaux genres qui reflètent diverses facettes de leur pays ; les danses de Luanda, les ballades kimbundu, bakongo et ovimbundu, ou encore les musiques urbaines modernes, nées de la fusion des rythmes ancestraux et des technologies contemporaines. Ces diverses formes musicales sont l’expression d’un peuple qui survit à 40 ans de guerre, et continue de résister à la crise économique, à la violence sociale et au désespoir. La musique exprime ici la pluralité de l’identité angolaise, née de rencontres multiples.

 

Habaneras ou le Balancement Sentimental

Maryse Bergonzat

2003. France. 52 min. Couleurs. Vidéo.

Scénario Maryse Bergonzat, Isy Morgensztern Photographie Jacques Mataly Production SZ Productions / Azul production / France3 Sud Musique et interprètes Les Mariners del Canigo, Camerata Romeu, Iliana Garcia, Emma Calvet, Liuba Maria Hevia, Maria Teresa Vera

« La Habanera est la musique du va-et-vient des sentiments. Comme la musique, le film voyage d’un continent à l’autre, va à la rencontre de ceux et celles qui chantent ces chansons et cultivent ce rythme lent et chaloupé, des terres vides de Castille qui font naître le désir, aux montagnes des Pyrénées qui retiennent les hommes, en passant par les ports cubains où les alizés nous bercent encore dans un présent devenu immobile… La Habanera, première musique métisse cubaine, raconte avec charme, simplicité et élégance, quelque chose de l’âme humaine qui ne s’éteint pas. » (Maryse Bergonzat)

En présence de la réalisatrice.

 

16h30 Les maîtres du balafon : Les funérailles

Hugo Zemp

2001. France. 80 min. Couleurs. Vidéo.

Production Sélénium Films

L’an dernier il vous avait introduit en rythme dans la vie des Sénoufo de Côte d’Ivoire. Cet instrument magique avait su séduire nos oreilles occidentales et distiller ses charmes, comme un griot envoûte à l’ombre de l’arbre à palabre. Le balafon. Le balafon et ses maîtres. C’était La joie de la jeunesse. Le voici de retour, toujours aussi magique, accompagnant cette fois-ci un moment plus douloureux, les funérailles. Mais qu'on ne s’y méprenne pas, le balafon n’est pas de ces orgues austères qui vous glacent le cœur. On l’avait découvert avant tout dans son rôle de régulateur social, le voici en maître de cérémonie d’un des rituels les plus importants de la vie des Sénoufo.

 

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