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Mercredi 12 novembre
16h30 Programme courts métrages
Mwe Bana Bandi Kristiina Tuura & Païvi Takal 1988. Zambie. 29 min. Couleurs. Vidéo. Version originale. Mwe Bana Bandi est un documentaire musical sur les chansons
et danses des enfants dans un village de Zambie. Mwe Bana Bandi signifie
Vous mes enfants, Enoc Mpala et Morris Chuundu, deux écoliers que nous
suivons un jour comme les autres pendant la saison des moissons. Jeu
et travail, le tout en musique, et puis l’imagination qui donne des
guitares en roseau.
Catfish Blues Hoël Caoussin Adapté du livre de Gérard Herzhaft, le film suit un jeune
garçon noir qui, dans l’Amérique des années 30 rêve de devenir un grand
guitariste de blues.
Et dessins animés musicaux
Jeudi 13 novembre 18h30 Les juifs chantent le blues Isy Morgensztern 1997. France. 57 min.
Couleurs. Vidéo. Production SZ Productions / La Sept Arte « Poésies ou chants populaires, les chansons juives
évoquent de manière émouvante la vie de la communauté d’Europe de l’Est,
ses drames et ses migrations. Comme une suite de clips, consacrés chacun
à un chant et reliés entre eux par une voix off, défilent images d’archives,
peintures, films amateurs. De Varsovie à New York, le Xxè siècle a vu
naître ces chansons qui portent l’empreinte, un peu mélancolique d’un
« Yiddishland » aujourd’hui disparu. Au-delà du documentaire
musical, c’est ce rêve d’un monde passé que s’attache à susciter le
film d’Isy Morgensztern. » (Hélène Lee)
Keep on walking Tana Ross, Freke Vuijist 2001. États-Unis / Danemark. 52 min. Couleurs. Vidéo. Version
originale non sous-titrée. Photographie Jesper Sorensen,
Vibeke Winding Production Green Room Production / Allroth Film &
TV Peut-on être juif pratiquant et chanter Jésus avec passion ?
La réponse avec Joshua Nelson. Un portrait de ce jeune afro-américain
juif qui dirige une congrégation musicale chrétienne, chanteur de gospel
de grand talent, dans la tradition de Mahalia Jackson, et professeur
d’hébreu dans une école juive. En somme un chantre du multiculturalisme
qui trouve dans la musique le moyen de transcender les différences raciales
et religieuses. Un film qui défie les préjugés.
20h30 Les virtuoses (Brassed off) Mark Herman 1997. Grande-Bretagne. 107 min.
Couleurs. 35 mm. Version originale sous-titrée en français. Scénario Mark Hermen Photographie Andy Collins Musique Trevor
Jones et Geoff Alexander Production Channel Four Films / Miramax Films
/ Prominent Features Interprétation Pete Postlethwaithe, Tara Fitzerald,
Ewan McGregor, Stephen Tompkinson, Jim Carter, Philip Jackson, Peter
Martin S’inscrivant dans la lignée du film social britannique, Les virtuoses aborde le problème du chômage
dans les villes minières anglaises au son de la fanfare. Cela peut ne
pas paraître dans le ton, mais pas plus que The
Full Monty ne l’était. Pour les habitants de Grimley, la mine fait
partie intégrante de la vie. Elle a fait d’eux le peuple des gueules
noires, et voilà qu’aujourd’hui la direction des charbonnages leur refuse
ce qui est devenu leur identité. La musique va alors devenir un instrument
de lutte sociale et de cohésion entre les travailleurs, et la fanfare,
une manifestation plus qu’une parade. Rendant hommage à la détermination
et l’énergie des mineurs, Les virtuoses est autant une comédie qu’un
film musical et social au service de l’espoir.
Vendredi 14 novembre
16h30
La Conférence Christian Poulanges Une conférence de Félix Castan à Bressols accompagnée musicalement
par Bernard Lubat et Claude Sicre. Une musique de circonstance non connue
par les société traditionnelles. Et le contenu de la conférence éclaire
notre festival.
Mwe Bana Bandi Kristiina Tuura & Païvi Takal Voir la séance du mercredi 12 novembre à 16h30.
Série coups d'œil
Martin Ducros 2003. France. 10 min. Couleurs. Vidéo. coup d'œil Bâuls coup d'œil Chine Coup d'œil Brésil Coup d'œil Afrique Coup d'œil Quartier Arnaud Bernard Pas de parole sinon le langage de la musique. Des instantanés,
pris sur le vif, à l’occasion de rencontres comme sait les organiser
le hasard.
18h30 Balé les couleurs du divin. Madé Trip
au pays des gongs Anne Caracache, Jacques Fassola 1992. France. 58 min. Couleurs. Vidéo. I Made Trip, un musicien virtuose du Nord de Bali, nous
fait découvrir la vie des musiciens et des danseuses de sa région.
Série coups d’œil Martin Ducros Voir séance ci-avant.
20h30 Moro no Brasil (Je vis au Brésil) (Moro no Brasil) Mika Kaurismäki 2002. Allemagne / Brésil / Finlande. 105 min. Couleurs. 35
mm. Version originale sous-titrée en français. Scénario Mika Kaurismäki, George Moura Photographie Jacques
Cheuiche Production Magnatel Avec Margareth Menezes, Walter Alfaiate,
Ivo Meirelles, Velha Guarda da Mangueira, Antônio et Gabriel Nobrega,
Seu Jorge, Jackson do Pandeiro Pour Mika Kaurismäki, le Brésil est venu comme la rencontre
d’un parapluie et d’une machine à coudre sur une table de dissection,
en troquant un vinyle de Deep Purple contre un disque de musique brésilienne
dont il ne connaissait rien. Fortuitement. Depuis ils ne se sont plus
quittés, le Brésil, le Finlandais et la samba. Moro no Brasil est l’histoire
de ce trio. La traversée en long et en travers d’un vaste pays pour
y chercher les racines d’une musique. La plongée avec les racines d’une
musique au cœur d’un pays. Racines. Pas de meilleur mot pour ces ramifications
musicales dont la diversité fait la vitalité d’un arbre où tout un chacun
peut se nourrir. Alternant rigueur documentaire et quasi clips, des
indiens d’Amazonie aux favelas, c’est un véritable panel de la musique
brésilienne en même temps que le portrait en coupe d’une nation melting-pot
que nous donne à partager ce film.
Samedi 15 novembre
14h30 Tambours battant Izza Génini 1999. Maroc / France. 52 min. Version originale sous-titrée en français. Photographie Jean-Jacques Mrejen Production Ohra et Muzzik À travers les percussions omniprésentes durant la fête de
Achoura, à travers le récit personnel de Izza Génini, Tambours battant interroge la place que la musique tient dans l’identification
d’un être à ses origines sociales et culturelles. Par quel secret la
musique – profane ou sacrée – relie-t-elle un être à son monde et parfois
à lui-même ?
Tambours de Maranhão (Tambores do Maranhão) Paulo Cesar Soares 1998. Brésil. 27 min. Couleurs. Vidéo. Les tambours ont envahi Maranhão la brésilienne. Dans toutes
les rues, le village se chauffe au rythme des percussions. C’est la
fête du metissage.
16h30 Série Coups d’œil Martin Ducros Voir la séance du vendredi 14 novembre à 16h30.
Farrebique Georges Rouquier 1945. France. 100 min. Noir & blanc. 35 mm. Scénario Georges Rouquier Photographie André Dantan Musique
Henri Sauguet Production L’écran français / Les Films E. Lallier Avant d’aller grimper La colline oubliée de la vie rurale
algérienne, un petit détour par la campagne oubliée française de la
même époque s’impose. Si vous ne connaissez pas encore, il est du salut
public d’assister à cette projection, ne serait-ce que pour ne pas oublier
comment se dansait la bourrée. Dépaysement garanti. Au-delà de l’anecdotique
qui prend parfois des allures surréalistes pour nos jeunes yeux, le
film reste un document incontournable sur les mœurs rurales d’une France
qui nous paraît moyenâgeuse et qui n’a pourtant pas plus de 60 ans.
Comme dans La colline oubliée, le conflit des générations, la tradition
et la modernité (ici, à propos de l’électricité), tient une place importante,
symptôme d’une époque de bouleversements.
18h30 La colline oubliée Abderrahmane Bouguermouh 1996. France / algérie. 105 min. Couleurs. 35 mm. Version
originale berbère sous-titrée en français. Scénario Abderrahmane Bouguermouh, d’après Mouloud Mammeri
Photographie Rachid Merabtine Musique Cherif Kheddam, Taos Amrouche
Production CAAIC / IM Products Films / APW Tizi Ouzou Interprétation
Djamila Amzaal, Mohand Chabane, Samira Atbout, Abderrahmane Kamal, Abderrahmane
Debiane, Farroudja Hadjiloum Rythmé par la musique de Cherif Kheddam et les chants magnifiques
de Taos Amrouche, le film n’était sorti qu’à Paris dans trois ou quatre
salles mais des échos avaient résonné dans tout l’hexagone. C’est qu’il
s’agit d’un long métrage de fiction entièrement tourné en berbère dans
les décors naturels de Kabylie ; fait suffisamment rare pour être
souligné. Non seulement un film qui donne la parole à une langue opprimée
mais surtout l’aboutissement d’une lutte de plus de quarante ans pour
réaliser un projet né avec la rencontre de Mouloud Mammeri en 1957.
En somme un film de combat, ou de résistance, dont l’histoire commence
à l’orée de la 2nd guerre mondiale avec la mobilisation générale
et le retour au village des jeunes partis étudier à Paris. L’attente
de l’ordre de mobilisation, une mobilisation comme prémices d’un autre
maquis à venir, une mobilisation plutôt Mac Guffin. Parce que le sujet
du film porte surtout sur les problèmes liés au choc des cultures, le
respect des traditions et l’attrait pour une autre culture, les anciens
et les jeunes, les interdits de l’amour et les amours interdites.
20h30 à
fleur de peau, le monde musical de Dariush Zarbafian, Marc Oriol 2003. France. 55 min. Couleurs. Vidéo. Entre Toulouse et Téhéran, portrait d'un homme, et voyage
dans son univers musical. Dariush Zarbafian est né à Téhéran où
il a passé sa jeunesse. Il vit à Toulouse depuis près de vingt ans.
Musicien et musicologue, il a accompli un travail sur la tradition classique
iranienne qui lui permet de proposer aujourd'hui des œuvres
d'une grande richesse, à l'image de ses pièces pour percussions
seules. Nous suivons son travail au fil des mois et des concerts, dans
un rapport étroit entre la musique et la vision de l'humanité qu'elle
véhicule.
Bat, bi… (un, deux…) Jean-Pierre Grasset 1998. France. 68 min. Couleurs. Vidéo. Photographie Erick Bac Production Atlan films / Hot Session
/ Kultulan / Alcedo PC Les basques restent très attachés à leur langue, une des
plus anciennes et des plus énigmatiques d’Europe. Enracinée à la tradition,
on la retrouve aussi dans des formes musicales plus contemporaines comme
le rock ; le rock basque étant indissociable du contexte culturel
et politique du Pays Basque. Profitant des déplacements en Iparralde
(Pays Basque nord – France) de deux des figures de la scène rock basque,
Txomin Larronde et Paxkal Indo, à la recherche de voix ou de lieux d’enregistrement,
nous partons pour un voyage musical en Pays Basque. Nous y rencontrerons
quelques-uns des acteurs et précurseurs de cette scène atypique.
Dimanche 16 novembre 14h30 Canta Angola Ariel de Bigault 2000. France / Angola. 59 min. Couleurs. Vidéo. Photographie Leonardo Simões Production Kanpaï productions
Interprétation Carlitos Vieira Dias, Lourdes Van Dunem, Paulo Flores,
Carlos Burity, Banda Maravilha Canta Angola présente les tendances actuelles de la musique
populaire en Angola. Héritiers d’une riche histoire musicale, les musiciens
révèlent la singularité de leurs personnalités et de leurs talents.
À partir des diverses traditions, ils créent de nouveaux genres qui
reflètent diverses facettes de leur pays ; les danses de Luanda,
les ballades kimbundu, bakongo et ovimbundu, ou encore les musiques
urbaines modernes, nées de la fusion des rythmes ancestraux et des technologies
contemporaines. Ces diverses formes musicales sont l’expression d’un
peuple qui survit à 40 ans de guerre, et continue de résister à la crise
économique, à la violence sociale et au désespoir. La musique exprime
ici la pluralité de l’identité angolaise, née de rencontres multiples.
Habaneras ou le Balancement Sentimental Maryse Bergonzat 2003. France. 52 min. Couleurs. Vidéo. Scénario Maryse Bergonzat, Isy Morgensztern Photographie
Jacques Mataly Production SZ Productions / Azul production / France3
Sud Musique et interprètes Les Mariners del Canigo, Camerata Romeu,
Iliana Garcia, Emma Calvet, Liuba Maria Hevia, Maria Teresa Vera « La Habanera est la musique du va-et-vient des sentiments.
Comme la musique, le film voyage d’un continent à l’autre, va à la rencontre
de ceux et celles qui chantent ces chansons et cultivent ce rythme lent
et chaloupé, des terres vides de Castille qui font naître le désir,
aux montagnes des Pyrénées qui retiennent les hommes, en passant par
les ports cubains où les alizés nous bercent encore dans un présent
devenu immobile… La Habanera, première musique métisse cubaine, raconte
avec charme, simplicité et élégance, quelque chose de l’âme humaine
qui ne s’éteint pas. » (Maryse Bergonzat) En présence de la réalisatrice.
16h30 Les maîtres du balafon : Les funérailles Hugo Zemp 2001. France. 80 min. Couleurs. Vidéo. Production Sélénium Films L’an dernier il vous avait introduit en rythme dans la vie des Sénoufo de Côte d’Ivoire. Cet instrument magique avait su séduire nos oreilles occidentales et distiller ses charmes, comme un griot envoûte à l’ombre de l’arbre à palabre. Le balafon. Le balafon et ses maîtres. C’était La joie de la jeunesse. Le voici de retour, toujours aussi magique, accompagnant cette fois-ci un moment plus douloureux, les funérailles. Mais qu'on ne s’y méprenne pas, le balafon n’est pas de ces orgues austères qui vous glacent le cœur. On l’avait découvert avant tout dans son rôle de régulateur social, le voici en maître de cérémonie d’un des rituels les plus importants de la vie des Sénoufo. |